PATRICE VELATI AT LET’S RIDE

Patrice at Let's Ride

Vous vous souvenez de ma résolution « un esprit sain dans un corps sain » ? Et bien sachez que je la tiens ! C’est à Paris que je l’applique et plus précisément chez Let’s Ride, un studio d’indoor cycling qui a ouvert ses portes il y a quelques mois dans une ancienne imprimerie. La décoration est restée dans cette ambiance industrielle, ce qui m’a directement plu, relevée par quelques détails de mobilier contemporain. En plus de ça, l’ambiance du studio est très détendue, sans prise de tête, même dans la salle de cycling où l’on est plongé dans une espèce de folie de boite de nuit. La séance dure 45min et se déroule en musique, pour garder le rythme. Elle est animé par un coach qui va vous faire travailler tout votre corps et pas seulement les jambes, comme on pourrait le penser.

Pour planifier sa séance, rien de plus simple, tout se fait par le site internet du studio. Pour encore plus de simplicité, tout est à votre disposition sur place : chaussures, serviettes, gel douche, etc. Il ne vous suffit que d’emmener votre tenue et surtout votre motivation.

Mon coup de coeur a été tel pour cette salle de sport et son ambiance que j’avais envie de vous présenter mon coach, Patrice Velati, qui anime avec passion et humour ses séances.

Patrice Velati at Let's Ride 1

Ou as-tu grandi ?

À Aix-en-Provence.

Pourquoi Paris alors ?

Je fais du sport depuis que j’ai six ans, j’ai fais 15 ans de foot, puis je me suis mis à la musculation. Les métiers dans le sport m’ont toujours passionné et devenir coach dans une salle dite « classique » ne m’intéressait pas forcement. Je ne voulais pas devenir coach de plateau, car je voulais un suivi et un rapport plus complet avec les gens, et ces possibilités se faisaient sur Paris, c’est pour cela que j’ai quitté Aix. À mon arrivée, j’ai décidé de reprendre mes études de coach sportif, en alternance à l’Usine, une salle de sport parisienne, ce qui m’a pris deux ans. À l’issue de cela, j’ai obtenu mon diplôme, ce qui m’a permis de devenir manager de cours collectifs et au fur et à mesure, j’ai commencé à avoir ma clientèle. Des gens d’un milieu assez haut de gamme, des people aussi, ce qui me permet d’avoir un panel assez large de caractères et qui est très enrichissant.

Est-ce un gage de qualité pour toi de travailler dans cette ville ?

Oui, car le métier que je fais aujourd’hui, je ne pourrais pas prétendre le faire ailleurs. Mais aussi car, ayant commencé dans l’un des plus gros club de France, je ne retrouverais pas cette qualité de travail que je peux avoir à l’Usine ou chez Let’s Ride, ni cette clientèle même si ça m’ouvre beaucoup de portes.

Que faisaient tes parents ?

Ma mère travaillait dans une bijouterie et mon père était banquier. Néanmoins, le sport a toujours été présent dans notre famille, car mon père était passionné de foot, c’est surement pour cela que j’en ai fait aussi longtemps, et ma soeur joue au basket à haut niveau à Aix.

Petit, qu’est-ce que tu rêvais de faire ?

Petit, je rêvais de devenir footballeur professionnel … Réaliser l’un des rêves de mon père me tenait à coeur je pense. Ce qui est sûr, c’est que j’ai toujours su et espérer travailler dans le sport, alors j’ai quelque part concrétisé une bonne partie de mon rêve.

Patrice Velati at Let's Ride 4

Tu avais un modèle pendant cette période ?

Jérôme Bianchi, qui est un ancien rugbyman de première division reconverti en kinésithérapeute de sportifs de haut niveau, chez qui j’ai effectué mon premier stage.
Il m’a toujours inspiré et m’inspire encore aujourd’hui de part sa carrière sportive et professionnelle.

Donc c’est un modèle et un mentor en même temps ?

Oui, mais sans qu’il ne le sache.

Quelles études faut-il faire pour devenir coach sportif ?

Il y quelques années, il fallait obtenir un brevet d’état en deux ans, qui aujourd’hui à été remplacé par un brevet de professionnalisation (BPJEPS) en une seule année. Ayant eu des stagiaires issus de cette formation, je sais qu’il faut avoir une motivation extrême pendant cette année pour surmonter la masse de cours et de révisons couplée à une grosse partie physique. Beaucoup arrêtent pendant cette année, d’autres se blessent à cause de ce rythme effréné.

Quand est-ce que tu t’es aperçu que le coaching pourrait devenir ton métier ?

Assez jeune. En ce qui concerne le foot, je n’ai pas eu les aptitudes physique au bon moment, à l’âge de 12-13ans, ce qui m’a fermé les portes d’un centre de formation, mais je les ai eu vers mes 17-18ans. Après coup, je ne regrette pas cette période, car aujourd’hui, à part mon métier, ma passion est plus dans le tennis que dans le foot.

Patrice Velati at Let's Ride 6

Concrètement, comment on organise une séance ? Quel en est le découpage ?

Au départ, tous les coachs de chez Let’s Ride ont été formé par Stephany, qui vit aux Etats-Unis. Pendant quatre semaines, elle nous a apprit le déroulement des cours sur lequel on doit respecter sept séquences, avec des temps plus ou moins posés et sur lesquels on doit varier notre musique, pour changer notre façon de pédaler et surtout pour les gens ne s’ennuient pas.
Après, chaque coach crée sa séance comme il l’entend, ce n’est pas quelque chose de figé.
Une partie d’introduction, un partie plus chorégraphiée esprit boite de nuit, une partie un peu plus d’introspection, une autre plus guerrier, bestiale, celle pour le travail du haut du corps, la partie finale ou tu dois tout donner et tout lâcher et la partie étirements et relaxation ….

Ici, chez Let’s Ride, les cours sont collectifs, penses-tu que ça stimule les gens ? Par exemple moi, ça me fait repousser mes limites, car je ne veux pas être le premier à abandonner.

Oui ! Je vois la différence avec les cours individuels que je donne à l’Usine, même si parfois je mets mes chaussures et j’accompagne mes clients. Néanmoins, l’effet de groupe booste les gens. Pendant la séance, on est tous connectés, c’est aussi ça mon rôle, reconcentrer les gens sur le groupe, mais aussi sur ce qu’ils vivent eux-même, sur leur corps et sur leurs gestes pour éviter les blessures.

En parallèle de Let’s Ride, tu donnes des cours individuels à l’Usine en indépendant, l’une des salles de sport les plus huppée de Paris. Il t’arrives de coacher des personnes connues ?

Bien sûr ! Je coache Lambert Wilson, Cyril Lignac, Gilbert Melki, Muriel Robin. J’ai aussi coaché Gad Elmaleh, Cathy Ghetta et bien d’autres …

Ce n’est donc pas pour rien qu’on t’appelle le coach des stars !

C’est gentil, mais je ne prétends pas l’être. J’ai un rapport particulier avec mes clients, connus ou inconnus, on crée des liens très forts qui permettent de différencier les moment où je peux être très dur pendant la séance et les moments de partage que je peux avoir avec eux lors de diners ou de week-ends par exemple.

Patrice Velati at Let's Ride 7

Comment jongles-tu avec cet emploi du temps surchargé ?

Je suis très organisé et je n’ai pas le choix de l’être. Entre mes déplacements à l’Usine, ceux chez Let’s Ride, je me déplace aussi souvent au Peninsula pour des clients, ou directement chez eux, ce qui m’oblige à calibrer mes journées.
En parallèle, je travaille sur un projet d’ouverture de ma propre structure qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, ce qui me prends beaucoup de temps en ce moment.
Mes journées commencent à 7h et se finissent vers 20h. Tout cela me permet de réaliser une soixantaine d’heure de coaching par semaine.

Une journée type pour toi ?

Entre huit et onze heures de coaching, quarante-cinq minutes d’entrainement personnel et si j’ai les temps, vingt minutes pour manger. Mais, ma priorité reste de m’entrainer.

Quel est ton but dans ton travail ?

Continuer à faire ce que j’aime, car j’ai la chance d’exercer un métier qui me plait et dans lequel je m’épanoui. Cependant, avec mon projet d’ouverture de ma propre structure, et si celui-ci marche, je vise à travailler moins, tout en ouvrant d’autres structures comme celle-ci et gérer des équipes de coachs.

Le meilleur conseil que l’on t’ai donné ?

Je n’en ai pas vraiment en tête, mais ce que je peux dire c’est que j’ai changé mon état d’esprit par rapport au sport : je ne prends plus ça comme une contrainte. Je prends plaisir à m’entrainer.
Le meilleur conseil que je pourrais donner, moi, c’est de prendre plaisir à faire ce que l’on fait et de ne pas se forcer à le faire. Alors bien sûr, il y a des jours où je n’ai pas envie de m’entraîner, mais ce sont ces jours-là où après coup je me rends compte que j’ai fait la meilleure séance et que je me suis senti le mieux après.

Patrice Velati at Let's Ride 5

Je repars bientôt de Paris, donc je ne pourrais plus suivre tes cours ici (mais je promets de revenir à chacun de mes déplacements parisiens), en attendant, que me conseillerais-tu et que conseillerais-tu aux gens pour se maintenir en forme chez soi ?

Le développement du petit matériel facilite la chose, et je veux notamment parler du TRX, qui permet un travail en poids de corps, ce que les gens avaient du mal à faire avant. Il y a aussi de plus en plus de parcs qui installent toute sorte d’équipements, comme des barres de tractions ou tout simplement s’aider du mobilier urbain. Aussi, il y a beaucoup de vidéos et d’applications qui se sont développées autour de ce thème, mais je dois dire qu’avec le poids de corps, on peut déjà faire beaucoup de choses !

Comment fait-on pour avoir un corps comme le tien ? Doit-on se priver de certains plaisirs de la vie ? As-tu un régime particulier ?

Un corps comme le mien ? C’est toujours drôle quand on me pose cette question … Je pense sincèrement que je fais aussi beaucoup de sport pour justement ne me priver de rien. Je suis accroc à la nourriture, je ne suis pas un gourmand de sucré mais un gourmand de goûts ! Je n’ai aucun régime particulier puisque je ne me refuse rien, mais quand je sais que j’ai abusé, je m’entraine deux fois plus le lendemain. Autant dire que plus le temps passe et plus je m’entraine.

Patrice Velati at Let's Ride 2

A part le style de vie, mon blog parle aussi de mode. Est-ce que c’est un milieu qui te parle ?

Oui, car je coach beaucoup gens de ce milieu, du coup j’y suis mêlé indirectement. Il m’est même arrivé à une période de coacher Marc Jacobs. Aujourd’hui, je coache des rédactrices en chef de magazines, des mannequins, donc c’est un milieu auquel je touche. Après, je ne cache pas que j’aime m’habiller, ce qui au final coïncide avec ce que je fais, car c’est un métier d’image.

C’est vrai que ton métier est basé sur l’image, alors penses-tu qu’il défini ton style ?

Disons que je fais attention à mon look, à ce que je porte, ce qui me vaut une réputation de la part de mes collègues de boulot par rapport à cela. Alors oui, mon style est pensé en fonction de mon mode de vie.

Ton style en trois mots ?

Sportswear bien sûr, chic et peu commun. Je cherche surtout à avoir de la prestance et à ne pas porter la même chose que tout le monde.

Patrice Velati at Let's Ride 3

Pour finir, on parlait tout à l’heure de musique pour rythmer les séances, c’est aussi quelque chose qui te parle ?

J’adore la musique et je ne vis qu’en musique ! Tous les styles me plaisent, car j’aime l’ouverture d’esprit. Par exemple, il m’arrive d’entendre des morceaux que je ne connais pas venant des autres coachs de chez Let’s Ride, du coup, on se les partage. Je dirais aussi qu’il me manque parfois du temps pour en chercher de nouveaux et varier encore plus mes playlists. Aussi, j’ai toujours mon enceinte sur moi pour mes coaching à domicile.
Malgré cela, as-tu des artistes favoris ?

Je ne suis fan de personne, car ce que j’aime c’est cette diversité, que ça soit dans la chanson française avec des nouveaux artistes comme Christine and the Queen ou Adrien Gallo qui apportent des choses un peu différentes et qui renouvellent ce qui s’est fait jusqu’à présent. Mais rien ne m’empêche d’écouter des morceaux qui datent un petit peu !

Patrice Velati at Let's Ride 8

Avis donc à tous les parisiens, toutes les parisiennes et tous ceux qui passeront par là : allez découvrir ce studio et son équipe le temps de 45min d’effort et de folie ! Allez, on se donne rendez-vous là-bas ?

Let’s Ride, 21 rue des Trois-Bornes, 75011 Paris.