LOIC PRIGENT

 

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Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai eu la chance d’assister à une conférence de Loic Prigent. Je vous avoue que je ne comptai pas faire un article exclusivement porté sur le travail et la passion de cet homme, mais son intervention m’a tellement plu que je me suis dit que ça pourrait vous intéresser (et je vous le dis, ça va vous intéresser).

Premièrement, qui est Loïc Prigent ? Je commence mon article comme cela, car je me suis rendu compte, en demandant tout autour de moi qui allait venir avec nous, que la majorité des gens ne le connaissaient pas. Pourtant très suivi sur Twitter, je m’étonnais que son nom reste inconnu de beaucoup de monde … 
On connaît le nom de Loïc Prigent (mais aussi sa silhouette de geek modaux) depuis 2005, année où il réalise le documentaire « Signé Chanel » diffusé en cinq épisodes sur Arte. Avant ça, il a notamment travaillé pour la rubrique Mode de Libération, grâce à laquelle il découvrira l’univers des défilés qui deviendra son inspiration quelques années plus tard. Il apporte un œil neuf à l’écriture des articles de Fashion Week, car il décrit surtout ce que l’on ne voit pas : l’ambiance des coulisses et les ragots chuchotés par les personnes présentes avec une note d’humour. Né alors le ton Loïc Prigent ! Il travaillera ensuite pour Canal +, en continuant de réaliser ses documentaires rassemblés sous le nom de « Le jour d’avant », détaillant les coulisses d’une maison de couture et le processus créatif des collections. Le pionnier de cette vision de la mode. Sa carrière continue de s’écrire, tout comme ça notoriété due à son travail passionné. Grâce à cela, il collaborera avec les plus grands magazines pour apporter cette touche et cet humour décalé.
Néanmoins, c’est en 2011 qu’il arrive sur Twitter avec ce qu’il appelle ses « pépiements », avec lesquelles il écrira le livre « J’aime la mode mais c’est tout ce que je déteste », un recueil de phrases absurdes lâchées aux abords des défilés, en studio ou encore dans les grandes maisons de couture. Un monde de mode donc, qui le déteste, qui le redoute, mais qui en rit quand même !
Bien que connaissant son parcours et son travail, je me suis moi aussi rendu compte que je ne connaissais pas vraiment le personnage, l’homme. La conférence a commencé avec une compilation de ces pépiements lus par Catherine Deneuve, une de ces amie (eh oui, on a pas tous les mêmes amis) dans « Catherine Deneuve lit la mode », puis Loïc est arrivé. Dirigée par Caroline Lévy du magazine Zut, Loic a répondu à ses questions et celles du public pendant plus d’une heure.
Durant cette conférence, il nous a donné sa définition de la haute couture : « Je ne sais même pas ce qu’est le droit fil, malgré tous les documentaires que j’ai pu faire ! ». Il a aussi parlé du processus créatif d’une collection dans une maison de couture : « Venez habillé tout en noir pour ne pas perturber le processus créatif ». Les tendances ont aussi monopolisé une bonne partie de la conférence. Premièrement, il a deux tendances dans la majorité des défilés actuels : une première partie aves des robes en mousselines magnifiques et une deuxième avec des rideaux de caravane « ça pique beaucoup les yeux, vraiment beaucoup ». La tendance des mannequins s’est vu, elle aussi décrypter : « C’est la mode d’intercaler les modèles : une fille jolie, une fille étrange, une fille jolie, une fille étrange, … ». Pour finir, Loïc nous a dit avoir participé à un diner la veille : « Faire un diner avec des gens de la mode et des créateurs, c’est avoir la certitude d’être le plouc de la soirée » mais apparemment, c’est la tendance !